L'année 2021 de AMALF LOCALE

L'année 2021 a été riche en actions, en soutiens et en rencontres pour les bénévoles AMALF Locale.

Découvrez un bref résumé de leur année dans la vidéo ci-contre.

retrouvez les vidéos de notre congrès 2021 ici

Si notre médecine moderne a beaucoup gagné en technicité, elle semble aussi beaucoup avoir perdu en humanité. Nombreux sont donc ceux qui se tournent vers les M.A.C. (Médecines Alter- natives et Complémentaires).

Quelles visions de la santé sous- tendent les médecines alternatives ?

Quelle est leur efficacité ?

Comment notre foi influence-t-elle notre choix thérapeutique ? Quelle philosophie de la santé nous donne la Bible ?

L’AMALF vous a invité à réfléchir ensemble à cette thématique lors de son congrès virtuel du 11 au 13 novembre.

Le bon samaritain

Comment était-ce arrivé ? Comment lui, un homme solide, droit sur ses jambes, s’était-il retrouvé à terre, baignant dans son propre sang, ne ressentant plus qu’une chose : sa vie s’échappant de ses plaies et la mort et sa face livide et bleue, indésirable et inévitable, mais sans cesse se rapprochant ?... Comment fut-il trouvé, lui, laissé seul, laissé pour mort, par cet autre, ce passant qui le vit, là, gisant presque et qui vit, par-delà l’horreur d’une vie vouée à s’éteindre, une possibilité, un espoir, ou simplement un devoir d’humanité, imposé par la détresse extrême d’un homme privé de tout moyen de survie ?

Aujourd’hui encore, il ne saurait le dire et en ce jour fatal, où il aurait dû mourir, il ne comprenait plus rien, ni qui il était, ni qui était cet homme, qui prenait le temps de le considérer ; il sentait son regard le scruter et, sans savoir pourquoi, il sentait qu’il n’avait rien à craindre. Il comprit, ainsi que les petites douleurs qui s’ajoutaient à toutes les autres étaient la marque des soins maladroits, mais attentionnés, que lui prodiguait son bienfaiteur inattendu. Il se sentit délicatement touché à la tête, sur ses plaies, puis soulevé de terre, déplacé, balloté –il voulait remercier mais, trop faible, il ne pouvait parler ; il remua sa main droite, pour attirer l’attention de l’homme qui s’occupait de le garder à la vie, mais lui ne s’en aperçut pas, semble-t-il. Il perdit connaissance plusieurs fois, jusqu’à se réveiller, plus tard, sans qu’il ne puisse dire combien de temps s’était écoulé, entouré de femmes et d’hommes en blouse blanche, dans une structure de soins, chez des « pros ». On lui expliqua qu’un homme l’avait amené en piteux état, mais à temps pour qu’il vive. Ils lui dirent comment l’homme avait insisté pour qu’on veille à ce qu’il reçoive tous les soins nécessaires et davantage, même ; comment il avait pris en charge tous les frais et même avancé une somme, en cas de complication imprévue et comment, enfin, l’action bienveillante de cet homme avait permis à l’équipe de soin, non seulement de sauver sa vie, mais aussi de l’accompagner vers une rémission complète…

Aujourd’hui, comme en ce jour terrible, cet homme miraculé ne comprenait pas : pourquoi un tel malheur ? mais pourquoi, ensuite, une telle grâce ? une telle attention, sans exigence en retour ? Comme il ne comprenait pas pourquoi il se sentait, en ce jour, appelé à entrer dans une église, pour y trouver, sur un lutrin, les pages d’un livre, ouvertes comme deux bras tendus, une invitation à lire, à chercher, peut-être à comprendre… C’était une Bible, ouverte sur ce texte : Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur son trône glorieux. Toutes les nations seront rassemblées devant lui. Il séparera les uns des autres comme le berger sépare les moutons des chèvres : il mettra les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; héritez le royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez recueilli ; j’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus me voir. » Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ? – ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ? – ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous venus te voir ? » Et le roi leur répondra : « Amen, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela pour l’un de ces plus petits, l’un de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25 : 35-40 NBS.)

Méditant en silence ce texte, qui le frappait, l’homme qui avait été, sans raison, abattu mais secouru au-delà de toute mesure, ne comprenait pas davantage, mais il savait désormais une chose et cela le réjouissait jusqu’au plus profond de lui-même : cet homme charitable lui avait, ce jour-là, qui aurait pu être le dernier, offert une nouvelle vie, il lui avait offert le Christ…

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Nous à l’Association médicale adventiste de langue française, nous avons choisi d’être présents pour les « invisibles » ceux qui passent dans nos rues, dans nos villes et sur nos routes, ceux qui ont peur, ceux qui ne parlent pas notre langue, ceux qui n’ont plus rien !

Nous n’étions, au commencement, pas plus nombreux que les doigts d’une main… En se mettant néanmoins à l’écoute des souffrants nous avons affiné nos oreilles, nos yeux ont mieux perçu ceux qui se cachent par honte, par habitude, dans la pénombre. Nos mains ont appris à s’occuper de jour en jour un peu plus et toujours mieux, de leurs blessures, nos moyens se sont multipliés, comme par l’effet d’un miracle, nos cœurs se sont motivés et aujourd’hui, de nouvelles mains s’offrent pour servir, avec les nôtres.

En rencontrant d’autres associations qui, elles aussi, tendent la main aux plus démunis, nous avons cheminés et associé nos forces. Aujourd’hui nous collaborons, en région Parisienne, avec plusieurs d’entre elles.

Les « bons samaritains » se sont multipliés : plus de cinquante personnes participent à nos roulements, plusieurs lieux permettent la rencontre avec les plus démunis, dont le centre de la Clairière, l’ancienne Mairie du Premier Arrondissement… Demain, qui sait, vos mains se joindront aux nôtres ?

Le Christ a donné ses deux mains et son cœur pour que nous vivions, comme il nous en a laissé l’exemple.

…et vos mains qu’en ferez-vous demain ?

Notre objectif : coordonner les quelques minutes, égrainées chaque jour, que chacun de nous peut offrir.

Chaque médecin, infirmière psychologue sage-femme, kinésithérapeute, aide-soignante, est bienvenu. Si là où vous habitez vous pouvez offrir quelques minutes, si deux ou trois autres professionnels de santé, près de chez vous, peuvent faire de même, alors vous pouvez devenir une équipe de « bons samaritains » et participer, là où vous êtes, à redonner vie aux exclus, aux plus démunis, aux migrants et tant d’autres, qui souffrent aussi.

Nous collaborons avec de grandes associations, ADRA, la FEP, en France et notre but : être les levains médicaux de ces équipes.

Notre engagement : soulager, diagnostiquer, soigner et orienter, en collaboration et au cœur d’équipes qui sont de quasi professionnels de l’humanitaire. Vos mains nous sont précieuses, nous vous attendons.

AMALF LOCALE

Danielle MASSARD etc………….

PSY Pour haïti

En septembre 2021, après le séisme survenu à Haïti, l'AMALF a soutenu financièrement la psychologue Denise Bouvier et l'association Psy Pour Haïti qu'elle a fondée en 2011.

Avec la collaboration d'un médecin du Ministère de la Santé, une équipe de 15 personnes formées à l'accompagnement psychologique post traumatique a accompli une mission difficile et dangereuse jusque dans les villages les plus sinistrés.

Malgré ces conditions, Ils ont pu dispenser

- 2 cours de formation pour les agents de santé

- 40 visites à domicile au milieu des ruines où malgré la misère et le désespoir ils ont été accueillis avec gratitude

- des activités thérapeutiques pour environ 30 enfants par jour

- distribution de 100 cahiers+ crayons qui ouvrent les portes de l'école aux enfants dont les parents ne peuvent pas les acheter .( les familles vivent avec 2 dollars/jour)


Gloire à Dieu pour cette équipe car une lettre de reconnaissance du Gouvernement confirme que cette mission a été plus efficace en quelques jours que les autres associations en 3 mois d'activité.


Consultez les autres photos de cette mission


8 mois vers le bien-être

Participez à ces conférences Zoom proposées par GPE et AGPAS

"Maintenir son système immunitaire en bonne forme"


Du 14 Novembre 2021 au 26 juin 2022, chaque dimanche soir de 18h à 19h

Cellule d'écoute psychologique et de prière

Cet été, la cellule psychologique et de prière continue à vous accompagner pendant l'été.

Retrouvez le planning et toutes les informations en suivant ce lien.

besoin urgent de bénévoles

Malgré la situation sanitaire, depuis un an, les équipes AMALF sont toujours sur le terrain à Paris pour dispenser des consultations et soins bénévoles.

Nous sommes maintenant sollicités pour apporter notre aide dans le 13ème arrondissement, dans un Foyer pour des femmes sans papiers.

Nous avons besoin de TOUTES les bonnes volontés pour constituer de nouvelles équipes au plus vite.

Si vous êtes professionnels de santé, nous avons besoin de vous !

AIDEZ-NOUS À AIDER.

A Lyon aussi, une équipe AMALF est en formation pour répondre aux demandes pressantes...

Bienvenue à toutes les bonnes volontés 🙏🙏

Danielle pour AMALF

Contact : 06 65 29 33 78

l'activité physique au coeur du débat 2/10

Retrouvez le REPLAY de la seconde conférence "L'Activité physique au coeur du débat" sur les Quadriceps dans la vidéo ci-jointe.

Et préparez déjà vos tenues de sport pour la prochaine conférence qui aura lieu au mois d'Avril : voir article précédent



l'activité physique au coeur du débat 1/10

Retrouvez le REPLAY de la première conférence "L'Activité physique au coeur du débat" sur les Triceps Sural & Jambier Antérieur dans la vidéo ci-jointe.

Et préparez déjà vos tenues de sport pour la prochaine conférence qui aura lieu au mois de mars : voir article précédent



L'amalf contribue

A l'occasion des fêtes de fin d'année souvent associées avec la consommation de ce breuvage populaire, l'alcool était le sujet central du dernier numéro (décembre 2020) de la revue Signes des Temps. Et à ce propos, les professionnels de l'AMALF ont été interpellés par les éditions Vie et Santé, à travers la directrice des publications de l'Union Franco-Belge, Elise Lazarus, pour y contribuer auprès d'autres auteurs réguliers de la revue.


CADEAU AMALF : Les 10 premières personnes qui s'abonneront à cette revue trimestrielle pour l'année 2021 se verront offrir par nos soins ce numéro spécial ! Pour cela, envoyez-nous vos coordonnées postales par mail à communication@amalf.org en indiquant la mention "abonnement spécial AMALF" puis abonnez-vous à la revue Signes des Temps en cliquant sur : http://www.viesante.com/produit-abonnements-signes-des-temps-216. Vous recevrez votre numéro spécial sous quinzaine.


CLIQUEZ POUR DÉVELOPPER

Alors que beaucoup connaissent le mois sans tabac qui est mis en vigueur en France depuis 4 ans maintenant au mois de novembre, saviez-vous que le mois de janvier est dit "sans alcool" ou "sobre", du terme anglais, DRY JANUARY ! Dès le 1er janvier, les français sont invités à ne plus boire pendant un mois. Cette année est la 2ème édition française de cette opération qui a vu le jour en Angleterre il y a 7 ans !

Avec 11,7 litres d’alcool pur par an et par personne de plus de 15 ans, la France reste parmi les pays les plus consommateurs au monde!

Plusieurs membres de notre association ont partagé leur vision théorique et empirique de l'alcoolisme et de ses effets mais aussi de ses représentations dans la société... Un numéro spécial à lire, à partager, à offrir sans modération!

"Signes des Temps, une revue qui aborde les sujets actuels avec le regard de la foi."

"Sauve une vie"

Dans cette vidéo de l'émission "Sauve une vie", découvrez l'histoire invraisemblable d'un jeune Malgache atteint d'une pathologie cardiaque et comment l'AMALF a pu s'impliquer.

Le prix d'une paire de chaussettes...

par Xavier Georges Rousset, pour l’AMALF Locale France

L’Albanie… c’est là d’où je viens, c’est là où j’ai chaud. Là-bas, je n’étais jamais loin de la mer, où le regard peut fuir toujours plus loin, par-delà l’horizon, où le vent caressant les eaux, rafraîchissait mon visage, où je marchais, enfonçant mes orteils dans le sable…

CLIQUEZ POUR DÉVELOPPER

C’était il y a sept ans. Mais ce matin, j’ai froid –j’ai froid depuis sept ans ; depuis sept ans, le vent me brûle, chaque hiver, il me mord le visage ; depuis sept ans, le béton lisse, uniforme et dur garde mes orteils à sa surface, ne me permettant plus de les enfoncer dans la terre, un peu comme cette ville, Paris, grise et glacée qui, elle aussi, me maintient à sa surface, sans me permettre vraiment d’y entrer. Je suis là, mais le monde semble-t-il, s’est dérobé : tant de visages passent devant moi, tous les jours, autant de masques impénétrables ; je les vois, doués de parole, d’une langue qui demeure inconnue, pour moi. Personne ne parle l’albanais et je ne parle la langue de personne. Depuis sept ans, je suis privé de la parole, tout en sachant pourtant parler. Depuis sept ans, je suis comme en suspension, hors de ce monde, dont je suis cependant prisonnier. L’Albanie est si loin ! L’Albanie est à sept années de moi, sept ans passés.

Mais cette nuit, l’Albanie, sans le savoir, m’a rejoint, un peu. Qui est-il, ce compagnon, venu partager un petit coin de béton ? Il n’est pas albanais, je l’ai vu tout-de-suite, il m’a néanmoins rendu un peu de la chaleur de mon pays –j’avais oublié… Il parlait, je ne comprenais rien, mais je savais que tous ces mots, qui s’échappaient de son sourire, n’étaient rien que pour moi : je n’étais plus seul, j’étais enfin quelque part où je pouvais –presque– me sentir chez moi, parce qu’ici, maintenant, il y avait quelqu’un qui fabriquait des mots, pour que je les entende. Il m’a parlé toute la nuit –s’est-il aperçu que je ne comprenais pas ?

Le matin est venu. Mes orteils, je n’y pensai pas de la nuit, à présent je ne les sentais plus. Le soleil s’est posé sur nous et mes pieds ont commencé de me faire mal ; la lumière révélait les chairs blanches et bleues et que sais-je, encore ? –je ne voulais pas regarder, j’avais peur et j’avais mal, mais mon compagnon s’est agité, il s’est mis à parler fort ; je n’y comprenais rien. Il dessinait un dix-huit, avec son doigt, il disait « arrondissement », « Porte de la Chapelle » et d’autres choses encore, autant de mots qui, comme tous les autres, n’avaient à mes oreilles, aucun sens. Mais lui insistait, parlait de plus en plus fort, il commençait à me faire peur : mes pieds avaient-ils pourris ? Aurai-je la gangrène ?... Je n’osais les regarder, le peu que j’en avais vu m’avait révulsé : de telles immondices ne pouvaient appartenir à mon corps ! Je voulais me laisser moisir, de toute façon, je n’avais pas d’avenir, ici et l’Albanie était si loin !

Je ne sais plus, ensuite, comment mon compagnon a réussi à me traîner jusqu’aux blouses blanches, devant lesquelles je me suis retrouvé. Je protestai comme je pouvais, j’essayais de leur faire comprendre que je n’avais pas d’argent, nous étions un dimanche matin, jamais je n’aurais les moyens de payer. On semblait ignorer mes protestations, je ne me sentais pas bien du tout, mes pieds me relançaient sans cesse, douleur accrue par la honte de me faire examiner par ces gens et par la peur, aussi : en sept ans, j’ai appris que la vie humaine, à Paris, ne valait pas le prix d’un sandwich, raison pour laquelle je voyais devant moi passer, tous les jours, tant de gens qui me laissaient me faire dévorer par la faim, alors que pourraient bien faire ces gens pour moi ? Et quand bien même : à la fin, je retournerais dans la rue –soigné, sans doute, mais au froid, encore… Ce qu’il me faudrait, c’est une paire de chaussettes, mais on dirait qu’ici on les obtient encore plus difficilement qu’un sandwich ! Voilà, tout ce que m’inspiraient ces cinq blouses blanches affairées à je ne sais quoi ; mais au fur et à mesure que l’on soignait mes pieds et que mon corps se réchauffait, je me suis aperçu qu’au-dessus des blouses, il y avait des sourires, des yeux tranquilles et bienveillants ; j’avais de moins en moins mal, je me sentais revivre à tous les endroits où la mort, depuis la veille, avait essayé de se frayer un passage en moi. On aurait dit qu’ils savaient tout de ma douleur, sans que j’aie besoin de le leur dire –lisaient-ils dans mes pensées ? Je restai là, assis, à me faire soigner et, pour une fois, ma fierté me laissait tranquille, je me sentais bien et c’était tout –cela aurait pu durer toute la vie et je ne l’aurais pas vue passer. Je contemplais, au-dessus des têtes affairées, ces cinq lettres : A-M-A-L-F –que pouvaient-elles bien signifier ? Disons que pour moi, à ce moment-là, elles disaient : « Tu comptes, nous te voulons en bonne santé, c’est pourquoi nous te soignons ».

Un docteur me baragouina quelque chose que je ne saisis pas, sinon qu’il finit sa phrase par « Monsieur » : je sais qu’ici c’est une façon de montrer du respect à quelqu’un, que de l’appeler comme ça et cela faisait si longtemps, que je n’avais pas goûté à la considération… Le docteur me faisait signe de la main, en me parlant, je compris qu’il faillait le suivre –contre un peu de respect, qui ne suivrait-on pas ? On me fait asseoir à nouveau, on saisit mes pieds, on les entoure d’un pansement ; je songe que cela me protégera un peu du froid, dans mes chaussures trouées, pour une partie de la journée… Tout à ma réflexion, une sensation laineuse vient serrer mes pieds, puis mes chevilles et je sens soudainement, avec la chaleur, la douceur m’entourer : on m’a enfilé une paire de chaussettes –ils lisaient bel et bien dans mes pensées ! Je n’ose y croire, mais avant que je n’aie le temps de réaliser, ni de me demander comment je paierais, je me retrouve dehors, avec mon compagnon de la veille. J’aurais cru à un rêve, si je ne pouvais désormais, marcher sans boiter. Nous nous éloignons, mais une blouse blanche nous cours après, en criant –« ça y est, il va falloir payer ! c’était trop beau ! » Mais en nous rejoignant, je vois de nouveau un sourire fendre le visage qui surmonte la blouse blanche et l’homme nous tend, à mon compagnon et à moi, deux petits paquets, nous les déballons : ce sont des sandwichs ! J’ai relevé la tête, mais le docteur était déjà reparti –j’en étais presque heureux, d’ailleurs, j’aurais eu honte qu’il me voie pleurer.

Avant de partir, on compagnon et moi laissons notre regard se reposer sur l’enseigne du lieu où nous avons été soigné. Je veux m’imprégner un peu de cet endroit, je veux m’en souvenir, quand j’aurai repris la route, car maintenant, je sens en moi le courage de repartir. J’essaie aussi d’imprimer dans ma mémoire les visages, qui m’ont accueilli –oh, que je ne les oublie jamais ! Ils ont été ceux qui m’ont soigné sans me demander de comptes, sans me jeter leur mépris à la face –bien au contraire, je me suis senti être quelqu’un, avec eux. Ils ne m’ont pas demandé d’argent : le prix d’une paire de chaussettes, le prix d’un sandwich étaient simplement le besoin que j’en avais. Mon compagnon de trottoir me montre les lettres de l’enseigne –des lettres, encore !– : A-D-R-A. Puis il me montre son sandwich : je comprends qu’ils sont liés. Il m’offre, une nouvelle fois, une abondance d’explications, que je ne saisis pas davantage que les précédentes. Je ne saurai peut-être jamais ce que signifient ces quatre lettres, mais en ce matin de dimanche, à l’heure où il n’y a aucune chance, à Paris, de recevoir une pièce, pour espérer manger dans la journée, ou seulement le lendemain, elles m’auront procuré, en quelque sorte, un vrai repas.

Alors que j’ai repris la route, je repense, encore et encore, à mon compagnon d’infortune, qui m’a relevé de mon trottoir, aux gens en blouse blanche, avec leur indestructible sourire, qui se sont affairés pour moi, comme si j’avais été le dernier homme sur terre, comme s’ils voyaient en moi l’humanité entière à « réparer », à préserver et ces cinq lettres que je contemplais, qui m’hypnotisaient presque : « AMALF » –tandis que l’on me soignait. Elles aussi, me resteront hermétiques, certainement… Qu’importe ! pour moi, à jamais, elles ne voudront dire qu’une seule chose : « Amour ».

Ecrit par Xavier Georges Rousset, pour l’AMALF Locale France

Avec la complicité de Luce, Roger, Lionel et tous ceux qui à leurs côtés ont accompagné, soigné et aidé.

Décembre 2020

La cellule d'écoute psychologique

La cellule d'écoute psychologique et de prière, la CEP, est un regroupement de psychologues et écoutants issus de la communauté adventiste qui offrent de manière volontaire et bénévole du temps d'écoute et de soutient sous forme d'entretiens.

De nombreux membres de l'AMALF en font partie.

Pour obtenir un entretien téléphonique avec un bénévole, voici la démarche à suivre :

CLIQUEZ POUR DÉVELOPPER

  1. Choisir dans le planning une date et un créneau horaire qui vous conviennent.

  2. Contacter le bénévole au minimum 24h à l’avance, par mail, en indiquant votre proposition de rendez-vous, vos coordonnées téléphoniques et si vous êtes mineur (- de 18 ans) ou majeur (+ de 18 ans).

  3. Après la prise de rendez-vous, le bénévole vous appellera (en numéro masqué) à la date et à l’heure convenues ensemble.

Rappel des numéros d’urgence : en cas de grande détresse psycho-sociale immédiate (caractère anxiogène du confinement, maltraitance, idées suicidaires, etc.), veuillez appeler le numéro vert suivant0.800.130.000 ; pour les mineurs : le 119, 7 jours/7 et 24 heures/24.


ACCÉDER AU PLANNING


Psychologues et écoutants :

AGASSON Leslie, psychologue : cep25al@protonmail.com

AUROUZE Geneviève, psychologue : genevieve.aurouze@gmail.com

BEAUVIVRE Kristina, psychologue : cep44kb@gmail.com

BOLDER Magali, psychologue : cep68mb@gmail.com

ÉLISÉE Brigitte, psychologue : cep91be@protonmail.com

FLOWER ROUSSEAU Aline, psychologue : cep91.afr@gmail.com

GUILLAUBY Agnès, psychologue : cep44ag@hotmail.com

LABICHE Erika, psychologue : erika.labiche@gmail.com

LACHENAL Marianne, psychologue : lachenal.mm@gmail.com

LANGE Marc, psychologue : cep77ml@protonmail.com

MICHELET-COUTAMA Danielle, psychologue : cep91idf@gmail.com

PECHOUX Marie-Pierre, psychopraticienne : mplamypechoux@quelque-soi.com

SALVADOR Georges, praticien en psychothérapie : salv.geo@gmail.com

NB : L’équipe de bénévoles ci-dessus est susceptible de vous orienter vers la Cellule Éducation constituée de psychologues et conseillers de l’Éducation Nationale ou la Cellule Couple et Famille du Département Famille.

Replay du we amalf

Si vous n'avez pas pu assister aux conférences du we AMALF des 6 et 7 Novembre 2020, ou si vous voulez approfondir les sujets que nos experts ont partagés, retrouvez les vidéos des interventions ici.

Vous avez assisté à notre dernier congrès ?

DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS, CA COMPTE BEAUCOUP POUR NOUS.

Un autre regard sur le confinement

Stress, anxiété, agressivité, isolement,…. le confinement peut engendrer beaucoup de souffrance.

Par des conférences-échanges, des ateliers, des conseils pratiques, les psychologues de l'AMALF vous accompagnent pour mieux vivre ces moments particuliers.

Les conférences des Psychologues de l'AMALF vont être mises en pause pendant l'été, mais nous prévoyons de reprendre nos rendez-vous dès 2021.

dons de masques

L’association stocke du matériel dans son entrepôt de Nîmes depuis de nombreuses années, afin d’envoyer des containers dans des hôpitaux et dispensaires à l’étranger, le plus souvent en Afrique. Nous ne pensions pas que ce matériel répondrait un jour à des besoins locaux.

CLIQUEZ POUR DÉVELOPPER

Des masques en quantité importantes étaient répertoriés et il est apparu nécessaire de les déstocker pour répondre à plusieurs demandes urgentes liées à l’épidémie de Covid19 :

  • Don à l’Agence régionale de santé du Gard : 20000 masques FFP2 pour les professionnels de santé de Nîmes

  • Don à l’EHPAD « Le foyer du Romarin » près de Montpellier

  • Don à la clinique La Lignière (1000 masques FFP2)

De chaleureux remerciements nous sont parvenus de la part des bénéficiaires.


L’Amalf est engagée auprès de réfugiés et sans abri à Paris

L’Amalf est engagée auprès de réfugiés et sans abri à Paris plusieurs années, en collaboration avec d’autres associations (ADRA, Armée du salut). Des soins sont offerts par une équipe multidisciplinaire.

Depuis l’apparition de l’épidémie, notre action a dû s’adapter. Des chèques pour achat de nourriture ont été distribués en collaboration avec les mêmes associations.

Des bénévoles ont décidés de poursuivre le soutien, en prenant les précautions recommandées.

Nouvelles de l’hôpital de la Fondation Vie et Santé, Lubumbashi

Nouvelles de l’hôpital de la Fondation Vie et Santé, Lubumbashi, République Démocratique du Congo :

l’AMALF encourage le développement de ce centre depuis 20 ans, se réjouissant des dernières additions et nouveautés au service de toutes les classes sociales de cette région.

Visionnez le dernier film de cet hôpital de pointe.

Remerciements au Dr Elmer Delgado, son épouse Silvia et toute l’équipe locale.

Merci aux volontaires AMALF qui s’y sont investis lors de séjours sur place.